Nous dédions cette page au Professeur René Krémer, cardiologue UCL, fils du Major Léon Krémer, Commandant en 1940 le Bataillon Motos Chasseurs ardennais, dont voici la courte et glorieuse histoire.
Depuis un certain temps, l'EMG envisageait la création d'une unité légère et mobile, à employer à un échelon élevé, afin de colmater des brèches dans le dispositif défensif ou pour occuper des positions de blocage en profondeur.




Etat-Major
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A droite: La Roche, sur une photo de Google-Earth de 2005, traversée en diagonale par l'Ourthe, montrant la situation des unités.
A 19h00, le bataillon est chargé d'occuper une position de couverture face au sud à hauteur de Modave, au sud de Huy.


Le Bataillon Motos se trouve à St-Gillis-Waes quand il reçoit l'ordre de la 1re Division de Cavalerie, aux ordres de laquelle il se trouve alors, de "tenir l'Escaut entre Doel et Kallo en liaison avec la 17 Division d'Infanterie en vue de couvrir la gauche de cette division…". 

Le Bn doit déployer trois patrouilles vers Gavere, Kruishoutem et le SE de Waregem. Chaque compagnie fournit une patrouille, les officiers étant: le SLt Habay, le Lt Van Eeckout et le Lt Gérard; ce dernier, officier mécanicien du bataillon, a demandé et insisté pour en être chargé.
Les ordres sont aussitôt donnés et le bataillon se met en route à 14h00 sous quelques survols de l'aviation ennemie. Il est à peine installé sur ses positions qu'un nouvel ordre lui parvient: se rendre immédiatement à Ypres aux ordres du IIIe Corps (Gén de Krahe).

C'est en effet à la compagnie sud, la 2, que la situation devient le plus critique.

Pourquoi les Allemands se sont rués sur ce coin de Flandres...


Le Major annonce qu'il ne lui reste que cinq fusils-mitrailleurs, quatre mitrailleuses et deux canons de 47 tractés, à quoi il faut ajouter deux T13/C47 reçus du 2e Chasseurs à cheval. 




Le Bn Motos ChA a perdu quarante-huit de ses hommes durant la guerre, dont trente-sept au cours des combats décrits ci-dessus. C'est quatre fois plus que la moyenne de l'armée. On a vu que les pires moments furent Perwez, au milieu de la Wallonie - dix tués - et Menin, en Flandre - 17 tués.
